THIALLE est un petit village situé à l’intérieur du Sénégal à quelques 200 km de Dakar dans la région de Diourbel.
Sa population est d’environ 500 habitants dont le tiers est constitué d’enfants. Eloigné des axes routiers, il ne dispose d’aucun équipement administratif, éducatif ou sanitaire.
En dehors de la saison des pluies pendant laquelle ceux qui en ont les moyens s’adonnent à la culture de l’arachide et ou du mil, il n’existe aucune activité économique au village. La liaison avec les villes les plus proches de Mbacké ou Touba ne se fait pas au quotidien. L’approvisionnement en produits de première nécessité s’effectue une fois par semaine puisqu’il n’existe pas de boutique.
Les hommes vont vers les grandes villes pour espérer trouver de quoi subvenir aux besoins de leurs familles.
Il n’y a pas d’électricité ni d’eau courante. Le puits au milieu du village qui fournissait l’eau potable, d’excellente qualité selon les villageois, s’est affaissé depuis 1962.
Le puits le plus près où ils vont puiser actuellement de l’eau se situe à quelques 300 m du village et son eau a un taux de salinité qui en amoindrit la qualité. La corvée de l’eau se fait grâce à un attelage tracté le plus souvent par des ânes.
Le village de THIALLE polariserait dans un rayon de 3 km six villages qui viennent s’y approvisionner en eau. Sur ce territoire on pouvait, selon le chef de village, dénombrer en 2005, une population d’environ 3000 habitants et un cheptel composé de 2000 vaches, 4000 moutons et chèvres, 1500 chevaux, 1500 ânes.
Les femmes et les notables que nous avons rencontrés en ce mois de mars 2010, nous ont unanimement confirmé leur préoccupation principale qui est de recreuser le puits au centre du village qui, outre l’accès à une eau potable de bonne qualité, leur permettra de soulager les femmes de cette corvée et de relancer une activité économique autour du maraîchage pendant la saison sèche.
La profondeur de ce puits est estimée à 60 mètres pour un budget d’environ 4 700 euros. Depuis 2008, les habitants ont commencé à creuser ce puits qui faute de moyen n’en est qu’à 11 mètres. Ce sont les villageois qui fournissent la main d’œuvre.
L’objectif principal est dans un premier temps de rechercher le financement complémentaire pour atteindre l’eau. ADES, une association française de solidarité, a déjà provisionné pour cet objectif la somme de 1000 euros.
Dans un deuxième temps, il sera question de l’équiper en pompe afin de faciliter la tâche des femmes et des éleveurs : installation de robinet, de bassins de rétention d’eau et de système de transport de l’eau vers les parcelles de cultures maraîchères pendant la saison sèche. Cette deuxième tranche fera l’objet d’un chiffrage prochainement.
Présentation
Le SOUC (Solidarité internatiOnale d’étUdiants de Clermont-ferrand) est une association de l’IFMA (Institut Français de Mécanique Avancée) à but humanitaire qui regroupe aussi des étudiants du CUST et des Facs de Clermont-Ferrand.
Nous faisons parti d’un organisme, « Etudiants et développement », qui regroupe des associations humanitaires étudiantes de la France entière.
Notre objectif est de réaliser des projets qui s’inscrivent dans une logique de développement durable.
Pour cela nous recherchons sans cesse des contacts qui nous permettent de trouver de nouveaux projets pour venir en aide aux populations nécessiteuses.
Pour gagner un peu d'argent et financer nos projets, nous faisons des crêpes que nous vendons (50 centimes la crêpe) lors des soirées organisées dans notre école. Nous avons aussi des subventions grâce à notre Bureau Des Elèves.
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2 commentaires:
Ca avait l'air bien, j'aurais bien aimé y être (surtout pour voir les filles du souc en toge).
Continuez comme ça :)
Oui, probablement il est donc
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